soeurs de La Retraite

Accueil

Nous connaître

Notre style de vie

Notre histoire

Prendre le temps

Nous rejoindre

Nos activités

Nos contacts

Nos liens

Témoignages : Micheline - Mariannick - France - Claire - Françoise

Micheline

Quelques réflexions sur les évènements des banlieues

Au cours des soirées parfois chaudes, il faut souligner l’action formidable des dizaines de militants associatifs qui, chaque nuit jusqu’à 3 ou 4 heures du matin, se sont dépensés sans compter et ont multiplié les dialogues pour calmer le jeu. Si la situation n’a pas plus dégénérée, on le doit à leur action, à leur sens des responsabilités.

Les parents en première ligne.
Ce sont surtout les parents, qui ont sauvé le quartier. Ils ont voulu démontrer à ces gens qui les avaient stigmatisés que, non, leurs enfants n’étaient pas des délinquants.
Ils se sont passé le mot, ont fait des réunions informelles. Dès qu’il y avait un attroupement de jeunes, les parents descendaient et allaient discuter avec eux,
de même quand la police débarquait. Le cliché de « parents démissionnaires » vole en éclats.

Les familles se sont appuyées sur les réseaux communautaires. A l’école, les gamins ont travaillé sur les images qu’ils voyaient à la télévision.

Les animateurs sont allés voir les émeutiers potentiels pour leur demander ce qu’ils pensaient de tout ça, leur expliquer que les violences ne seraient pas sans conséquences pour eux, pour le quartier, et tenter de donner du sens par anticipation.

Qu’est-il sorti de ces discussions ?
Un sentiment d'être relégué et d’humiliation quotidienne par la police, et la volonté de l’exprimer sans rien attendre de personne. Il faut conflictualiser et politiser les problèmes sociaux sinon on reste dans le règlement de compte et la violence à tout- va, sans que la parole n’émerge.

Pour les animateurs, ce qui s’est passé dans les quartiers populaires révèle «  une jeunesse qui veut s’exprimer ». « Elle le fait maladroitement, violemment, mais elle s’exprime. » Si ces enfants étaient des étrangers, ils n’auraient rien dit. Ils s’expriment mal, mais s’expriment en tant que Français. Un jeune d’ici voit comment les Français sont traités et comment, lui, est considéré. « Ici, c’est la France d’à côté. Ils veulent être dans la France d’en haut ou d’en bas, mais quelque part »

mes liens


1 - 2 - 3 - 4

Archives : - Françoise P. - Edith - Micheline V. - Monique L. Venance - Emilia - Geneviève P. - Mariannick - Myriam - Monique Glemen - Geneviève S. - Myriam - Anne-Marie - Geneviève D - Suzanne - Marie-Antoinette - Servane - Claire - Elisabeth - France - Suzanne - Gwénola - Eleanor - Jacqueline A -Thérèse C -Marie-Josèphe- Madeleine - Aumônerie Rillieux - Session Orsay - Chapitre - Prière d'une soeur